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Architectes en CAUE : l’intérêt public au cœur du métier

24 juin 2015

Communiqués

ARTICLE PUBLIE le 24 juin 2015 – par Fédération nationale des CAUE, groupe fédéral « Démocratisation de l’architecture », dans le cadre des Universités d’été de l’architecture, organisées par le Conseil National de l’Ordre des Architectes

« Le 1er architecte prend ses fonctions en février 1978 sur le territoire des Pyrénées- Atlantiques…
Un 2ème, un 3ème, un 4ème puis un 5ème sont nommés quelques mois plus tard dans les Hautes – Pyrénées, la Dordogne, le Cantal, la Lozère. Ils commencent à inventer de nouveaux métiers pour les architectes – ou presque – dans les Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement nées de la loi sur l’architecture de 1977. Presque, parce que dès 1960 dans une directive ministérielle, il est question d’ « assistance architecturale ». Parce que l’Etat instaure dans les années 1970 à titre expérimental la consultance architecturale qui préfigurera les CAUE. L’intervention se déplace pour être plus utile, de l’aval du dépôt de permis de construire, vers l’amont.

Aujourd’hui, en 2015, près de 600 architectes tissent la toile nationale du réseau des CAUE, aux côtés d’à peu près autant de professionnels paysagistes ou urbanistes ou énergéticiens ou communicants… Et de vagues de décentralisation en recomposition territoriale, portés par les nouvelles exigences du développement durable, de la transition énergétique, et tournées vers des publics bénéficiaires de plus en plus variés, les professionnels et administrateurs des CAUE renouvèlent depuis presque 40 ans leur pratique, avec toujours la même vocation : l’intérêt public.

C’est ainsi que l’objectivité, l’indépendance sont particulières et constitutives du geste professionnel CAUE :

  • ses statuts types imposent en effet une gouvernance plurielle, qui rassemble de façon équilibrée les représentants des acteurs privés et publics du territoire départemental, sans tutelle d’un membre sur un autre ;
  • le projet du CAUE est débattu et fixé par cette gouvernance ;
  • le financement premier du CAUE est issu de la fiscalité de l’aménagement, en cohérence avec sa mission d’intérêt public.

Sensibiliser, conseiller, former en architecture, loin de la maîtrise d’œuvre, au sein des plateformes d’expertises croisées de proximité que sont devenus les CAUE : à travers les CAUE, c’est un « plus » d’architecture qui va dans les territoires. Sensibiliser, conseiller, former participent également à la réduction des dépenses publiques, de celles des ménages et au soutien de l’activité économique.

En conséquence, à l’heure où la crise économique est une préoccupation majeure de la société, et tant que l’architecture demeure d’intérêt public, l’égalité d’accès et la continuité d’une telle offre de services à la fois pédagogique, technique et culturelle, est nécessaire.

Loin de se départir d’aucune de leurs missions, les CAUE s’engagent à continuer à les exercer, avec des équipes professionnelles créatives, à la fois porteuses des enjeux nationaux et au plus près des territoires. »

Fédération nationale des CAUE, groupe fédéral « Démocratisation de l’architecture »

Retrouvez toutes les contributions déposées sur le site des Universités d’été de l’architecture
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